Infos importantes

Fin du théâtre Notre Dame des Landes et des spéculations ...... sur le pourquoi!

Inutile d’exhumer les arguments pro et contra de cette décision gouvernementale que les médias mainstream nous ont émotionnellement rabâché à longueur de journée en présentant une situation plus inflammable qu'un baril de poudre. Oublions aussi les tonnes d’intox et de fakenews au sujet des occupants de la ZAD et les roulements de tambour annonçant le coup de karcher libérateur de la zone occupée.
Pour ceux, un peu plus intéressés, aux vrais arguments sonnants et trébuchants de notre société, il faut rappeler que plusieurs facteurs, autres que purement politiques, ont joué un rôle. En effet les initiés de l’affaire sont un peu plus concrets et mettent primordialement en valeur l’élément économique qui aurait fait pencher indubitablement, au dernier moment la balance vers l’abandon du projet.

Merci donc au patron du groupe VINCI, Xavier Huillard, qui soi-disant accepterait un pactole de 200 millions d’euros équivalent au coût actuel des dépenses déjà engagées. Mais peut-être moins aussi, on verra ! La rénovation de l’aéroport Nantes-Atlantique s’évalue actuellement piètrement à 400 millions d’euros. Et comme VINCI en est le gestionnaire jusqu’à 2065, le gouvernement a du être gentil à ce sujet pour une possible révision de la concession.
Il ne faut pas non plus oublier que les infrastructures routières de NDDL auraient couté à l’Etat aussi 400 millions €. Celui-ci peut donc concéder quelques croûtes pour l’amélioration de l’habitat sinistré par l’agrandissement. Et en sus proposer à l’horizon le bonbon: la privatisation prochaine d’ADP (Aéroport de Paris) où il détient 51% que VINCI pourrait ajouter à ses 8%. Ce qui ferait de ce groupe, un des plus grands gestionnaires aéroportuaires du globe avec 35 + 26 = 61 aéroports.
Allez, monsieur le premier ministre, en pourboire pourquoi pas les 10,1% restant de Blagnac.
Nous sommes donc loin des exclamations de défouloir de certains hommes et femmes politiques « le gouvernement a cédé aux opposants » !

Pour plus de précisions, sur ce sujet, lire le dernier Canard enchainé du 24.01.2018.

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le Club de Rome confirme la date de la catastrophe

le Club de Rome confirme la date de la catastrophe

Messagepar Noctenbule » Sam 10 Nov 2012 20:28

Le scénario du Club de rome

1972-2012 : le Club de Rome confirme la date de la catastrophe
08 avril 2012 Par Jean-Paul Baquiast

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Il y a quelques semaines, le Club de Rome célébrait le quarantième anniversaire de son célèbre rapport (surnommé «Halte à la croissance?»), dit aussi Rapport Meadows, du nom de son principal rédacteur. Ce rapport avait été présenté au public le 1er mars 1972, à partir d’une commande faite par le même Club de Rome (créé en 1968) au Massachusetts Institute of Technology (MIT) en 1970.

Cette célébration a donné lieu à un symposium le 1er mars 2012, dont les conclusions sont présentées sur le site du Club de Rome. Dans le même temps, un des organisme en charge du rapport, le Smithsonian Institution, rend public une version actualisée pour 2012 du rapport de 1972. Il s’agit, en fait d’un second rapport, utilisant la même méthodologie que le premier, avec les mêmes acteurs, le Club de Rome commanditaire et le MIT exécutant. Les instruments d'analyse ont cependant été modernisés, pour tenir compte des importants progrès accomplis dans les méthodes d'observation et de prévision.

Le point essentiel, que tous les gouvernements, que toutes les entreprises, tout les média auraient du noter, est que le rapport de 2012 confirme celui de 1972. Celui-ci donnait soixante ans au système économique mondial pour s'effondrer, confronté à la diminution des ressources et à la dégradation de l’environnement. La situation est confirmée par la formule du Smithsonian Magazine, «The world is on track for disaster…», autrement dit, “tout se déroule comme prévu pour que survienne le désastre”.

Ce désastre, comme le résume le physicien australien Graham Turner, qui a succédé à Dennis Meadows comme rédacteur coordonnateur, découlera du fait que, si l'humanité continue à consommer plus que la nature ne peut produire, un effondrement économique se traduisant pas une baisse massive de la population se produira aux alentours de 2030.

Le désastre n'est donc plus loin de nous, mais tout proche. 2020 est d'ailleurs considéré par certains experts comme une date plus probable. L'effondrement pourrait se produire bien avant 2030. Autrement dit tous les projets envisagés pour le moyen terme de 10 ans seraient impactés, voire rendus inopérants. Les rapporteurs font cependant preuve d'optimisme, en écrivant que si des mesures radicales étaient prises pour réformer le Système, la date buttoir pourrait être repoussée.

Rien ne sera fait

Mais nous devons pour notre part considérer, y compris en ce qui concerne nos propres projets, collectifs ou individuels, qu'aucune de ces mesures radicales ne seront prises. Le système économico-polirique, selon nous, ne peut se réformer. Ce sont en effet les décisions des gouvernements, des entreprises et des médias qui convergent pour que tout continue comme avant, business as usual, ceci jusqu'au désastre. Une petite preuve peut en être fournie par le fait que pratiquement aucune publicité n'a été donnée par aucun des acteurs que nous venons d'énumérer à la publication de cette seconde version du Rapport.

Insistons sur le fait que ce n'est pas seulement le réchauffement global qui est incriminé par les rapporteurs, mais plus généralement l’épuisement des ressources et, au-delà, d’une façon plus générale, le saccage catastrophique de l’environnement sous toutes ses formes, autrement dit “la destruction du monde”. Pour l'empêcher, il ne faudrait pas seulement réduire notre production de gaz à effets de serre, mais s'imposer une décroissance radicale, à commencer par celle qui devrait être mise en oeuvre dans les pays riches, qui sont les plus consommateurs et les plus destructeurs.

Vains espoirs. Il suffit de voir comment, lors des élections françaises de cette année, la question a été évacuée des enjeux politiques 1). Dans le même temps, on envisage sérieusement de relancer la recherche des gaz de schistes et d'entreprendre des forages profonds en Méditerranée...Petit exemple, car des mesures autrement plus dangereuses se préparent en Arctique et ailleurs.

Les opinions publiques se rassureront en faisant valoir que si ce nouveau rapport n'est pas discuté, si des milliers d' « experts » de tous ordres ne le mentionnent pas, c'est parce qu'il est le produit d'un étroit groupe de pression comptant sur le catastrophisme pour prospérer.

Nous pensons pour notre part que certains décideurs, discrets mais influents, prennent au contraire ces prévisions très au sérieux et se préparent, évidemment par la force, à protéger leurs avantages face à la révolte des milliards d'humains qui seront touchés par le futur effondrement.

1) Sauf, marginalement, par le Front de Gauche. Voir ici mêmehttp://www.mediapart.fr/journal/france/080412/la-planification-ecologique-enquete-sur-une-idee-retro-futuriste
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